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Seconde partie.
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Ses Fonctions. Liv. II. iffì

nlstres y ayentla mefmeliberté & la mefme seureté; qu’ils auroient chczteux. Aprés qu’oneust résolu, que l’assemblée seroit transférée de Cologneà Munster ; Jean Crâne, Conseiller au Conseil aulique de l’Empereur, y-alla, & remit au Magistrat le serment de fidélité qu il avoit à 1’Empire, pourle temps que rassemblécdureroitjafin que les Ministres des Princes intér-essés y pussent aller, venir & demeurer fans scrupule, comme dans un lieuneutre. Ce quife fitfolcmsellement àl’hosteldeville, & on en passa actepardevant un Notaire.

A prés que les Princes font convenus du lieu de l'assemblée, & queleurs Ministres s’y font rendus.ceux cy font quelquefois naistre des difficul-tés fuilaforme& la maniéré de la negotiation : Si elle fe fera de boucheoupareícrit: s’il y.a un Médiateur, qui mettra le premier fes propositionsentre ses mains í files Ambassadeurs fe visiteront : comment L: oùons’af-femblera, lois qu on entrera en conférence, & comment on accommode-,ra toutes les choies, en forte qu’il y ait une juste égalité entre ceux qui ontun meftne caractère, & entre lesquels il y a compétence. On n’y estoidpas si scrupuleux autrefois que l’on est présentement, Charles VIII.ayant presque en mefme temps conquis.&perdu le Royaume de Naples,& voyant tous les Potentats d’Italieiigués&armésçontreluy, jugea qu’iln’y avoit point de meilleur moyen de dégager le Duc d'Orleans, qui estoitréduit auxderniers extrémités dans Novarre, qu’en faisant la paix avec lesConfédérés. Les Préliminaires ayant esté réglés avec peu de peine, les Dé-portés de part&d’autre fe rendirent à Verceil; 8c s’aílembloient tous lesjours dans la Maison, où le Duc de Milan estoit logé. Quand les Députésdc Franceyarrivoient.le Duc lesrecevoit luy mefme à la porte de son lo-gis. La Duchesse venoit audevant d’euxà l’entrée d’une grande galerie,&alors les Seigneurs François, pour luy faire honneur, marchoient devantelle, 8daconduifoientàrappartemcntdefon mary, ou les conférences fetenoient. II y avoitdans la Chambre deux rangs de chaises*, les unes pourles Députés des Confédérés, 8c les autres pour ceux de France. Les pre-miers avoient à leur teste un Conseiller dc /Empereur, qui estoit fuivy del'Ambassadeurd’Efpagne, aprés duquel estoit assis le Marquis deGonza-gue General del'armée Vénitienne, fuivy des Provediteurs & del’Ambaf-fadeur de Venise, Le Duc & ja Duchesse de Milan estoient assis apréseux, devant l’Am basiàdeur de Ferrare, qui estoit le dernier dc tous. Il n’yavoit que le Due de Milan,qui parlastpourtous les Confédérés, & qui fai-foit faire silence, lors que les François, selon leur coustume, vouloient par-ler deux ou trois à la fois, Aprés que les affaires eurent esté discutées &digérées pendant quelques jours, & qu’ellcs furent en estât qù^n pust met-

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