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putésdeiEstatíGénéraux; maisceux cy s’assemblûientapréscelaavedlesMinistres de Dannemarc, dans l’appartement des Ambassadeurs de Fran-ce, comme alliés, pendant que les Anglois estoient dans le leur. Toutesles chambres répondoient à une Salle où setenoientles Médiateurs, qui-al-loient vers les uns & les autres. La premiere conférence dura depuis neufheures du matin jusques à une heure aptes midy. Us n’obferverent pointd'ordre en sortant',fi non que les derniers venus sortirent les premiers. Aprèscela les Médiateurs réduisirent les propositions des iixereflés à de certainsarticles, dont on composa le traître, qui fut conclu le dernier jour deJuillet.
Toutes les conditions dutraitté.qui fut fait entre les deux Couron-nes enl’an 1659.avoient esté ajustées, &mesincs signées à Paris; mais pourles réduire en forme de traitté, & pour en concerter l’exeeution, les deuxPremiers Ministres se rendirent sur les frontières, oùtoutes les formalitésfurent obíervéesdansl’egalité, que j'ay marquée cydesius. Le CardinalMazzarin avoit auprès de luy Hugues de Lionne, Ministre & Secretaired’Estat, & Don Louis de Haro se servoit de Colorna, Secretaire d’Estatd’Espagne, qui entroient dans la Salle de la conférence, après que les deuxMinistres estoient convenus d’un article, qu’il falloit mettre par eferit, Lelendetnain ces deux Ministres subalternes se voyoient à Fontarabie, ou àAndaye, alternativement, & ils y collationoient ce dont on estoit demeuréd’accord dans la derniere conférence, & on en faisoit un article for-mel du traitté. O11 en usa de cette maniéré jusques à ce qu'il fustachevé.
Lestraittés, qui fe font entre des Princes, qui ne font pas en ruptu-re,ne font point sujets à toutes ccs difficultés. Les lieux de l’aísembléeleur font indifférents, & il n’y a point de compétence pour cela. Les Fran-çois ont fait des traittés en Angleterre, & les Anglois en ontfait en France.La pretendueTripIe alliance, & en fuite l'alliance défensive entre f Angle-terre Scies Provinces Unies,furent faites à la Haye, quelque temps aprèsle traitté de làreda. La France y en a fait auffi-tant devant la trêve de dou-ze ans,que depuis. Lesallianees,queIesEstats des Provinces Unies ontfaites avec les autres Potentats, ont esté negotiées, tantost à la Haye, &tantostchez les Roys, dont ils recherchoient l’amitié & la protection.-Lors que cesnegottations fe font à la Haye, les Estats nomment huit Dépu-tés de leur assemblée; sçavoir deux de la Province de Hollande, & un dechacunedes autres Provinces, pour lesquels onexpcdie%ne commission,ou on pouvoir au grand sceau, &aprés cela ils entrent en conférence avecles Ministres estrangers. Si le Ministre fe trouve re veûu du caractère de
premier