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de France, & qu’il en avoir esté ainsi usé,fans aucune contradiction,au trait-té qui fut conclu à Blois enl’an 1/72. Les Anglois disoientau contraire»qu’en tous les escrits, qu’ils avoientfournis & eschangés, mesmes avec losMinistres de l’Empereur, les Commissaires Anglois avoient signé devantles autres, & ieurnom precedoit partout, dans le texte aussi bien qu en lasignature. Que cela avoir esté observé aussi avec les François, & offroientpour ces effet de produire Jes originauxdes traittés faits entre Ediiard VI.& François I. enl'anisq.6. entre le mefme Ediiard & Henry II. en l’an ijjr.
celuydeChasteauenCambresisdel’an 1559. Ils convinrent enfin que,, les no ms, les seings, & les sceaux des Ambassadeurs de France precede-,, roient ceux des Commissaires Anglois, tantau contract de mariage, que,,dans les autres actes, que les mesmes Ambassadeurs delivreroient auxCommissaires d’Angleterre; 5 eque réciproquement les noms, les seings„8c les sceaux des Commissaires Anglois precederoient dans les doubles,„ que ceuxcy donneroiént auxAmbaslàdeurs deFrance.Et qc fans préjudice„ deceuxcy, Se à condition, que les Angloisferoient voir qu’il en avoit esté„ ainsi usé par le passé en tous les traittés; à la réserve de ceíuy de Blois, où,, LesAnglois dvoiioient qu’ils avoient lait une beveiie : quoy que ce fustWalfingam qui l’eust negotié Se conclu, qui n’estoit pas fort accousturaéd’en faire. Enl’an 1596. le Duc de Bouillon !a Tour conclut une alliance,au nom du Roy Henry IV. avec la mefme Reine,8e avec les Estais des Pro-vinces Unies; mais lors qu’il fallut communiquer Se efchanger les instru-ments, le Duc refusa de recevoir ccluy des Commissaires Anglois; parcsqu’ils y avoient signé au lieu le plus honnorable. Ildifoit.que le Roy, son
Maistre, estoit en possession de la première place, qui nc luy avoit jamaisesté disputéeen tous les traittés, qui avoient esté faits entre les deux Cou-ronnes, & alleguaenrreautresceluy de Blois, dont je viens de parler. IIest certain, qu'on en avoit ainsi usé pendant que les Roys d’Anglererreestoient Vaíïauxde la Couronne de France, à cause des Duchés de Nor-mandie Sc de Guyenne, 8c que jamais ils n’avoient diíjmtéle rang au Royde France aux Conciles, ou ailleurs. Tellement cju’il ne faut pas s’eston-ner,que Walfingam 8c fes Collègues se foyent laissés entraîner parla cou-stume, aprés une si grande quantité d’exemplcs, dont on trouve un recueilimprimé parles foins de JcanduTilIct, Greffier en chef au Parlement deParis. Mais comme en l’an 1581. les Commissaires Anglois f emportè-rent fur les Ambassadeurs de France, ainsi l’empôrterentils cette fois furieDuc de Buillon, qui eut ordre de ceder;parce que l’amitié dc JaReineestoitnécessaire au Roy son Maistre.
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