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Seconde partie.
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Ses Fonctions. Liv. II. 201

Hauts & Puijfants. Ceux qissont fait des traîtres aprés l an 1635. X ontemployé les mesmes termes, jusques àcequ’en l’an 1644. dAvaux, Ser-vten & la Tutllerie , voulant suivre le melme stile, les Députés des Estatss’y opposèrent,. & obtinrent qu’on y fìst couler le tíltre de Seigneurs.Les Lstats Généraux, à qui la pluspart des Roysde la Chrestienté don-nent la qualité dt Hauts & Putjfants Seigneurs , ne la prennent pas euxmeíines » mais ils s’appellent Hoog - Mogendt , c’est à dire HautementPuijfants ; bien qu’ils s’en soyent autrement expliqués dans les nitres,qu’ils veulent, que les Princes estrangers leur donnent. La qualité deHaut & Puissant est, si commune en France , que les Ducs > les Pairs ScMarefchaux de Fiance la dédaignent, & il n’y a point de prétendit Mar-quis, qui ne le prenne dans les actes qu’il passe pardevant Notaire. LesMinistres de France y font fort difficiles, & quelquefois trop scrupuleux.Les mesines Ambassadeurs de France , dont je viens dc parler, voyantqu’un des Députés des Estats prenoit la qualité de Conseiller de son Altes-se Monsieur le Prince dOrange , ne voulurent point qu’on vist la qualitéd’Altesse dans un acte, oùlcRoy parloit: de lortc qu’il fallut Poster, Sclaisser simplement %J^tonjìeur le Prince d’Orange, En quoy ces Ambas-sadeurs avoicntd'autant plus déraison , que le Roy ne traitte pas autre-ment les Ducs de Savoye & de Lorraine, Sc en parlant de la Duchesse dSSavoye » fa sœur, il ne dit qu z Madame la Duchesse de Savoye. Mais ily adcquoys’estonner, que les mesines Ambassadeurs sistent difficulté dedonner la qualité de *JMesìeurs aux Estats Généraux, pendant qú’ils trait-toient dess/o»/#«. v le Prince d’Orange, Scdc Messieurs les Princes puînésde I3 Maison deSavoye. On n’en peut trouver la raison que dans Irrégu-larité , qu’on remarque en tous les actes de cette nature. Le Marquis deS.Chaumont, Ambassadeur de France, cn faisant un traitte avec Guil-laumcL.antgravc de Hesse, le 21. d’Octobre 1630 . prend les qualités d’Jl-luftxijsvne <&.Excellentifstme Sc ne donne queceHe de trestlluflre & puisant.au Lantgi ave; c’est à dite à un Prince, qui. traittoi t dc Souverain à Sou vc-rainavecLe Roy: qui pour l’ancicnneté pouvoit aller du pair avec les pre-miers Princes de l’Ëmpirc,.& qui en avoit eu dans fa Maison devant que leMarquis eust eu des gentilshommes dans fa famille.

' Cen’est pas le fait d’un Novice, que de negoticrun traittéd’alliancede la part d’un Prince, quiestdcsja cn rupture , pour y engager un autrePri.nce> dont principal intercstconíïsteà jouir du repos Sc du beueficedela neutralité. . J’aydit» qu’à la guerre de Castro les Barberins employo-ie.nt les armes temporelles Sc spirituelles du Pape, avec lesquelles le Ducde Parmenepouvoic pas mefurerks siennes., LcGran-Duc de Toscane

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