Ses Fonctions. Livre II.
fit presser les Estais d’escouter les ouvertures de paix, que f Archiduc Al-bert leur faisoit faire. Mais dautant que les Espagnols y vouloient faire en-trerdes conditions assés dures,comme l'exercicedsla Religion CatholiqueRomaine & les défenses du commerce des Indes,onpe parla plus de lapaix,mais on fit consentir les parties à une Trêve de douz.e ans, qui fit conclue àAnvers le9. Avril 1609.
Devant que cettenegotiation fustachevée le Roy de France voulutbien faire un tramé d, alliance défensive avec les mesines Provinces le 2 z.jour de Janvier 1608.Lt à son exemple, Jaques,Roy de la Grande Bretagne,enfit un avec elles le 26. Juin de la mefme année 160S, Apres que l’Archi-Duc eust traître avec ces Provinces,comme avec un Estât libre,fur lequelleRoy d’Eípagne ny luy ne pretendoient rien, la France F Angleterre firentun autre traitté plus particulier avec elles d la Haye le 17. Juillet 1609.
Le Roy Henry IV. ayant esté tué au mois de May 1610. tous ses grandsdesseins s’cvanoiiirent, & la Franc e ne songea plus qu’a fe mettre bien avecl’Espagne,& a s’y maintenir,de forte que depuis fan 159g. il ne fe fit point detraitté enrre ces deux Couronnas Id jusques d la paix de Munster, dont íl se-ra parlé czaprés, Seulement le ij.Novembre de la mefme année 1610. il fe fità Paris un tramé de Neutralité entre la Franche Comté,d'uncosté, & la Vi-comté d’Auxonne, avec le Pais de BaíTigny de l’autre. Et le 27. Septembre1614. se fit un traitté k Madrid » sur un diffèrent, que les deux Couronnesauroient pour les frontières de la Haute & de la Basse Navarre > où lesEspagnols eurent tout l’avantage, & profitèrent de la faiblesse du gouver-nement de France,sous la ReineMarie de Medicis,Sc en fuite fous le Mini-stre du Duc de Luines.
Pendant que la T rêve se negotioit en Hollande,& devant qu elle fustconcliie,onapperceut des semences d’une nouvelle guerre en Allemagne,oùleDucde Clevesestant décédé fans enfants» laissa une succession sortopulente; mais aussi fort contestée entre un si grand nombre d heràártiers &de prétendants,qu’il ne falloit point douter, que ce ne fussent les armes quidecidcroient les droits des uns,&qui regleroicnt les pretensions des au-tres. L'Electeur de Brandebourg & le Duc de Neubourg cftoient les héri-tiers les plus proches. L’Electeur de Saxe,le Marquis de Burgou, de la Mai-son d’Austriche, y pretendoient aussi, &l'Etnpereur en vouloir disposercomme de fiefs dévolus à l’Empire,faute d’hoirs masles. Il y envoya l’Ar-chiduc Leopold, afin qu’il en prist possession, comme Commissai-re Impérial. La France ne pouvoit pas souffrir, que la Maison d'Au-ftriche joignist à sa puissance des Provinces, qui pouvoient servir deligne de communication entre les Pais - bas & l’Allemagne; c’estpour-quoy Henry IV. croyois fe devoir opposer à cet establissemeot,
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