Ses Fonctions. Liv. II. zy?
d’Espagncen l’aniéjf. est principalemantfon ouvrage; mais c'est en lane-gotiationde Munster,où íbn talent parutle plus. On ne peut nier, que cene fustluy particulièrement, qui suivant les ordres desEstats de fa Provin-ce, y fit faire la paix séparée avec PEfpagners’y conduisant avec tant de fer-meté, mêlée avec un peud'artifice, que les Ministres de France, quin’avoi-ent pas grand sujet desaimer, & qui ne le tenoient pas pour fort homme debien, ne pouvoienc pas sc mpefeher de parler de fa capacité. Le Roy dé-fendit en ce temps là à ses Plénipotentiaires d’avoir ancun commerce avecluy. Ce fut aprés la conclusion de la paix de Munster, & aptes le décès dufeu Roy de la Grande Bretagne, qu’il fut employéauprés du Parlement deLondres, &qu’on le fit pourladeuxiéme fois Premier Ministre des Estaisde Hollande, fous la qualité de Conseiller Pensionaire. Il avoit quitté cet-te charge, pour entrer en la Chambre des Comptes du Domaine de la mes-me Province; m ais comme aprés la mort de Jacob Catz, qui en fonem-ploy de Pensionaire avoit eu beaucoup de mollesse & de négligence, elle eutbesoin dune spritplusfort&d’unhommeplus entendu, on obligea Paateà se remettre à la teste des astaires. II y mourut au commencement de l’ani6;z. Lc sit d'atitant moins regretté, qu'il sit place à un8uccesteur, dont lemérité extraordinaire & miraculeux, a effacétout ce que ses Prédécesseursavoient acquis de gloire & de réputation dans ce poste.
Alexandre Cardinal Btçht sembloitestre né pour la negotiation; desorte que si avec son habilité, il eust esté un peu plus fourbe qu'il n’estoit, ilauroitpeutestrepû prendre auprès du Cardinal de Richelieu le poste, queJules Mazarin y occupa depuis. Estant Nonce en France,il y fit tellementapprouver fa conduite, que ce ne fut pas moins à l’instance du Roy, que parrinclinationdu Pape, qui estoit son parent, qu'il se vidrevestu de la pourprevers la fin dc sa Nonciature. Le Roy le considérois comme un Prélat tres-affedionné à fa Couronne, & les Barberíns en saisoient estât comme deceluy qui estoit capable de rendre au jour de tressignalés services à leur Mai-son &au Siégé de Rome. La France se servit de ses advis Lc de ses Con-seils en plusieurs grandes affaires; mats particulièrement dans I accommo-dement du démeslé que les Barberins eurent avec le Duc de Parme, & à sonoccasion avec la République de Venise, & avec quelques autres Princesd'Italie. II estoitobligéaux Barberins, comme je viens de dire, mais ayantbien voulu en cette conjondure prendre la qualité d’Ambassadeur Extra-ordinaire de France, il y travailla à fairereiislirl’intention du Roy, fans att-énue considération de ce q»'il devoir au Pape & aux Barberins. II estoitgrave fans affedation, adroit fans finestè, habille fans façon, & amy fansinterest. Le plus civil 8í le meilleur de tous les hommes» Pendant le fe-
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