xxx iv Discours
Cependant lesCurés de Rouen commencerontà témoigner le même zele contre ces nouvellesopinions. M. du Four, alors Curé de S. Maclou,,& depuis Abbé d’Aulnay , les combattit avecbeaucoup cle force dans quelques-uns de sesSer-ir.ons. Les Jésuitess’en offensèrent, quoiqu’ilne les eût point nommés : ils firent grand bruit.Le Pere Brisacier, Recteur de leur College deRouen , présenta Requête à M. de Harlai pourlors Archevêque de Rouen , contre le Curé deS. Maclou , comme fi décriant les Casuistes, ileût calomnié la Société..Tous les autres Curésfe joignirent aussi-tôt 3 leur confrère. Ils dé-libérèrent dans une de leurs assemblées deconsulter les livres d’où l’on disoit qu’étoient-tirées les maximes pernicieuses que M. le Curéde S. Maclou avoit décriées, & d’en faire desextraits fideles, afin d’en demander la condam-nation si elles fe trouvoient dans les Oseilles;& 11 elles ne s’y trouvoient pas , d’abar,donnercette cause, & poursuivre la censure des Let-tres au Provincial, Six d’entr’eux forent nom-més par la Compagnie pour s’employer à cetravail. Ils y vaquèrent un mois entier , trou-vèrent les textes allégués, en firent les extraits,& rapportèrent le tout à leurs confrères, dans,une seconde Assemblée ,.en laquelle - pour uneplus grande précaution > ii fut arrêté que ceuxd’entr’eux qui voudroientêtre plus éclaircis forcqs matières , fe rendroient avec les Députés au.lieu où ét.oient les Livres pour les consulter denouveau. Cet ordre fut gardé > & les cinq otisix jours suivants, il se trouva jnsqu’à dix ou.onze Curés à la fois , qui firent encore la re-cherche de.s passages , 3c demeureront satisfaits.Après c«t examen les Curés demanderent, parune Requête qu’ils présentèrent á l’Archevêque »iicysAam.untîiQa de tes maximes corrompues»