Préliminaire. Ixx)
H. IX. Publication de VApologie desProvinciales , & de la TraduSlioítdes Notes de Wendrock.
II y avoit près de quarante ans que les Pro-vînciaJes avoient paru , & qu’elles avoienttriomphe de toutes les réponses & de toutesles intrigues des Jésuites » lorfqu’ils entrepri-rent une nouvelle réponse (a). Maïs elle neservit qu’à faire remarquer qu’ils n’avoient paseu lieu d'être satisfaits du jugement que lePublic avoit porté des premieres : c'étoit unnouvel aveu du peu de fond qu’ils y faifoienteux-memes. Voici ce qui donna lieu à cettenouvelle attaque. Charles Perrault, dnnsl’Ou-vrage qu’il donna en 1692, fous le titre dej Parallèle des Anciens & des Modernes > par-loit des Provinciales avec éloge. II supposeune conversation , dans laquelle un Président,un Abbé & un Chevalier , comparent les Ou-vrages des Anciens & des Modernes. Dans cetteconversation , on venoit de relever le méritedes Dialogues de Lucien & de Cicéron, célé-brés , Pun chez les Grecs , &. ì’autre chez lesLatins : fur cela le Président dit (è): " Voilà>» donc Lucien & Cicéron que vous reconnoif-», fez pour d’hi-biîes gens en fait de Dialogue :-, quels hommes de ce sicle leur oppofez->» vous ? Je pourrois, di* l’Abbé , leur oppo-», fer bien des Auteurs qui excellent aujour-» d’hui dans ce genre d’écrire ; mais je me
( a ) Apologie des Lettres Provinciales.
( b ) Parallèle des Ane. & des Mod. Tom. 11 ,p. i2i. Ce fragment est rapporcé en entier parP Auteur même des Entretiens de Cléandre Ad’Eudoxe , dans h I Entrttien *