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Les Provinciales, ou, Lettres écrites par Louis de Montalte à un provincial de ses amis, et aux RR. PP. jésuites, sur la morale & la politique de ces pères : avec un discours préliminaire contenant un abrégé de la vie de M. Pascal, & l'histoire des Provinciales / [Blaise Pascal]
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Hì S’.xietne Lettre.

déroba quelque chose pour se récompenser;Que vos Peres s’en étant apperqus', îe firentmettre en prison, l'accufant de vol domestique;& que le procès en fut rapporté au Chapelet le6 jour d'Avril 1647» fi j’ai bonne mémoire ; caril nous marqua toutes ces particularìtés-là,sensquoi» à peine í'auroit-on cru. Ce malheureuxétant interrogé, avoua q -'il avoit pris quelquesplats d’étain à vosPeres; mais il soutint qu'ilne les avoit pas volés pour cela, rapportant»pour fa justification, cette doctrine daP. Baunyqu’il présenta aux Juges , avec un écrit d’un devos Peres, fous lequel il avoit étudié les cas deconscience, qui lui avoit appris la même chose.Sur quoi M. se Montrouge , l’un des plus con-sidérés de cette Compagnie» dit, en opinant :Qu’il n 9 étQitpas d 9 avis que fur des écrits de cesPeres , contenants une doctrine illicite , perni-cieuse , & contraire à toutes les loix naturelles ,divines & humaines ; capable de renverser toutesles familles , & d 1 autoriser tous les vols domes-tiquest on dût absoudre cet accusé. Mai s qu’ilétoit d 9 avis que ce trop fidele disciple fut fouettédevant la porte du College , par la main duífourreau lequel , en même-temps , brûlerait tesécrits de ces Peres » traitants du larcin ; avecdéfense à eux de plus enseigner une telle doclri -ne > sous peine de la vie.

On attendoif la fuite de cet avis, qui fut fortapprouvé r lorsqu'il arriva un incident qui fitremettre îe jugementee ce procès. Mais cepen-dant îe prisonnier disparut » on ne sait com-ment » sens qu'on parlât plus de cette afiaire-là;de forte que Jean d’AIbrt sortit, & sens rendresa vaisselle. Voilà ce qu’iî nonsdit, & il ajou-toit à cela , que fa vis de M. de Montrouge estLux registres du Chàtelet» où chacun Ie peutvoir. Nous prîmes plaisir â ce conte.

A quoi vous amuse z -vous, dit îe Pere ì