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Neuvième Lettre. r r;
Dìk le cceur de la Vierge. Mais, mon Pere , luidis-je , c’est pourvu qu’on lui donne aussi lesien. Cela n’est pas nécessaire, dit-il, quandon est trop attaché au monde ; écoutez-le rCœur pour cœur > ce suroît bien ce qu’ilfautimais U votre cji un peu trop attaché , & tientun peu trop aux créatures . Ce qui fait que jcn’ofe vous inviter à offrir aujourd’hui ce petitesclave t que vous appelle-^ votre cœur. Et ainsi,il se contente de VAve Maria , qu'il avoit de-mandé. Ce sont les dévotions aes pages 33 »59, 145, 156, 172, 2/8 & 420, de la pre-miers édition. Cela est tout-à-fait commode»lui dis-je , & je crois qu'il n'y aura personnede damné après cela.
Hélas ! dit le Pete , je vois bien que vous nefavei pas jufqu’où va la dureté de cœur decertaines gens, II y en a qui ne s’attacheroíentjamais à dire tous les jours ces deux paroles,hon jour > bon soir j parce que cela ne fe peutfaire fans quelque application de mémoire. Et•ainsi il a fallu que le P. Barry leur ait fourni despratiques encore plus faciles , comme d’avoirjour & nuit un chapelet au bras , en forme debrajfelet , ou de porter fur foi un Rosaire , oubien une Image de la yierge. Ce font là lesdévotions des pages 14 , 326 êc 447. Et puisdites que je ne vous fournis pas des dévotionsfaciles pour acquérir les bonnes grâces de Marie,comme dit le P. Barry, p. 106. Voila, monPere, lui dis-je, l’extrême facilité. Aussi, dit-il,c’est tout ce qu’on a pu faire ; & je crois queCela suffira : car il faudroît être bien misérable ,pour ne vouloir pas prendre un moment entoute fa vie , pour mettre un chapelet à sonbras, ou un Rosaire dans fa poche , &c assurespar-là son salut, avec tant de certitude , queceux qui en font l’épreuve , n’y ont jamais ététrompés,de quelque maniéré qu’ils ayent yécu^F L