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Les Provinciales, ou, Lettres écrites par Louis de Montalte à un provincial de ses amis, et aux RR. PP. jésuites, sur la morale & la politique de ces pères : avec un discours préliminaire contenant un abrégé de la vie de M. Pascal, & l'histoire des Provinciales / [Blaise Pascal]
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140 j Dixieme Lettre.

quoi le Pere treuva à propos de m’en instruire

en cette forte.

Vous avez vu, me dit-il, par tout ce que jevous ai (lit jusques ici, avec quel succès nosPeres ont travaillé à découvrir pur leur lumière,qu’il y a un grand nombre de choses permisesqui pafíoient autrefois pour défendues; maisparce qu'il reste encore des péchés qu’on n’a puexcuser,- & que Punique remede en est la Con-fession , il a été bien nécessaire d'en adoucir lesdifficultés » par les voies que j'ai maintenant àvous dire. Et ainsi après vous avoir montré danstoutes nos conversations précédentes comment©n a soulagé les scrupules qui troubíoient lesconsciences, en faisant voir que ce qu’on croyoismauvais ne Test pas, il reste à vous montrer encelle-ci la maniéré d’expier facilement ce quiest véritablement péché , en rendant la Confes-sion aussi aisée qu’elle étoit difficile autrefois.Et par quel moyen, mon Pere ? C’est, dit-il,par ces subtilités admirables, qui font propresà notre Compagnie , & que nos Peres de Flan-dres appellent dans VImage de notre premiersiecle, l, 3. or. 1. p. 40t. & /. /. c. 2. de pieu-ses & saintes jinejfes , & un saint artifice dedévotion : PlAM & religiofam calliditatem ;& pietatis solertiam , au 1. Z. c. 8. C’est par3e moyen de ces inventions queles crimes s 9 cx-pient aujourd'hui , ALACRIUS, avec plus d'at-léçreffe 6 ' d 9 ardeur qu*Us ne se commettoientautrefois ; ensorte que plusieurs personnes ef-facent leurs taches aufjï promptement qu 9 ils lescontractent : PlURlMJ vix citïàs maculascontrahunt , quàm eluunt , comme il est dit aumême lieu. Apprenez-moi donc , je vous prie*mon Pere, ces finesses fi salutaires. II y en aplusieurs, me dit-il; car comme il se trouvebeaucoup de choses pénibles dans la Confeffion,©n a apporté des adoiiciffemeiïts àchacunei Et