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XI. LETTRE
AUX RR.PP. JÉSUITES*.
Qu on peut réfuter par des railleries leserreurs ridicules ; précautions aveclesquelles on le doit faire : quellesont été observées par Montaìte , (yquelles ne Vont point été par les Jé-suites : bouffonneries impies du Persle Moine & du Pere Garaffe.
Mes révérends PERES,
J’aì vu îes lettres que vous débitez contrecelles que j'ai écrites à lin de mes amis fur lesujet de votre Morale , où Pun des principauxpoints de votre défense est , que je n’ai pasparlé aíïez sérieusement de vos maximes: c’estce que vous répétez dans tous vos Ecrits , &que vous pouffez jusqu'à dire que } 1 ai tourné Us(ho£essaintes en raillerie.
Ce reproche, mes Peres, est bien surprenant& bien injuste: car en quel lieu trouvez-vousque je tourne les choses saintes en raillerie ?Vous marquez en particulier le contrat Moha-ir a - & l'hijioire de Jean d’Alba. Mais est-cecela que vous appeliez des choses saintes?
Vous semble-t-il que le Mohatra soit unechose si vénérable, que ce soit un blasphème
* M. Nicole a ârcjjï U de cette Lettre,