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ce raisonnement cVEscobaT qui Va décidé nette-ment dans le premier des six tomes de fa grandeThéologie Morale , dont je Vous ai parlé , oùil est tout autrement éclairé que dans ce recueilqu’il avoit fait de vos vingt-quatre Vieillards :car au lieu qu'il avoit pensé en ce temps-là ,qu’il pouvoit y avoir des opinions probablesdans la spéculation, qui ne fussent pas sures dansîa pratique , il a connu le contraire depuis , &Va fort bien établi dans ce dernier ouvrage ;tant la doctrine de la probabilité, en général,reçoit d’accroissement par le temps, aussi-bienque chaque opinion probable en particulier*Ècoutez-le donc, in pralcq. c. q » n. Je ntvois pas, dit-il, comment il fe pourroit faire quece qui paroît permis dans la spéculation , ne lefut pas dans la pratique : puisque ce qu on peutfaire dans la pratique , dépend de ce qu’on trou-ve permis dans la fpéulation ; & que ces chosesne diffèrent Vune d$ Vautre > que comme Veffetde la cause : car la spéculation efi ce qui déter-mine à Vaclìon. D'ou IL S'ENSUIT QU v ONPEUT EN SURETE DE CONSCIENCE SUIVREDANS LA PRATIQUE LES OPINIONS PROBA-BLES DANS la spéculation , & mime avecplus de fureté que celles qu 9 on n 9 a pas fi bienexaminées spéculativement.
En vérité , mes Peres, votre Escobar rai-sonne assez bien quelquefois.'Et en effet, il y atant de liaison entre îa spéculation 6 c la pra-tique , que quand Vune a pris racine , vous 11efaites plus difficulté de permettre Vautre fansdéguisement. C’est ce qu’on a vu dans îa per-mission de tuer pour un soufflet , qui de laimpie spéculation a été portée hardiment parTemus à une pratique qu 9 on ne doit pas facile-ment accorder ; & de-là, par Escobar, à une pra -tique facile : d*où vos Peres de Caen Vont con-duite à une permission pleine ; fans distinction