Quinzième Lettre. 24 ^
prêhensble > ou excommunie ; digne Pasteur deVEglise , 011 digne d’être mis au feu } Sc enfin ,Catholique, ou hérétique ? C’est donc une mê-me chose, dans votre langage , d’attaquer votreSociété, 6cd’être hérétique? Voilà une plaisantehérésie , mes Peres ! Et ch.si, quand on volt dansvos Ecrits, que tant de personnes Catholiquesy font appelle'es hérétiques, cela ne veut di:eautre chose » sinon , qac vous croyc{ qxi'ils vousattaquent . II est bon , mes Peres , cju’on en-tende cet étrange langage , selon lequel , il estfans doute que je fuis u:i grand hérétique. Aufîtc'est en ce sens que vous me donnez si souventce nom. Vous ne me retranchez de TEglifc, queparce que vous croyez que mes Lettres vousfont tort : êc ainsi il ne me reste , pour devenirCatholique » ou que d’approuver les excès devotre Morale , ce que je ne pourrois faire fansrenoncer à tout sentiment de piété ; ou de vouspersuader que je ne recherche en cela que votrevéritable bien , &. il saudroit que vous fussiezbien revenus de vus égarements pour le recon-noître. De forte que je me trouve étrangementengagé dans l’hérésie ; puisque la p ure te de niafoi étant inutile pour me retirer de cette sorted’erreur , je n'en puis sortir, ou qu’en tra-hissant ma conscience , ou qu’en réformant lavôtre. Jusjues-îà je ferai toujours un méchant& un imposteur ; 6c quelque sidele que j’ayeété à rapporter vos passages, vous irez crierpartout : Oxt’il faut être organe du démonpour vous imputer des choses dont il n 9 y a nimarque , ni vefiige dans vos livres ; 6c vous neferez rien , en cela , que de conforme à votremaxime 6c à votre pratique ordinaire, tant leprivilège que vous avez de mentir, a d’étendue.Souffrez que je vous en donne un exemple ,que je choisis à dessein , parce qi»e je répondraien même temps à la 9e. de vos impostures ’ 9