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& tellement rares des Finances, en rétréciíîànt le cercle dans lequel il doit choisirles personnes destinées à le seconder. Certes, c’est avec peine qu’en cherchant par-tout, qu’en regardant par-tout, on est assez heureux pour démêler & saisir deshommes qui joignent à un très-grand amour du travail, de la justesse d’esprit, dela sagacité, de Inactivité, de la mesure. Comment donc se flatter que quatrer Propriétaires de charges, souvent acquises par faveur ou par héritage, réunissent,de droit, toutes ces qualités!
Telles font, je crois, les réflexions que peut faire un Ministre des Finan-ces, qui conçoit l’étendue de ion Administration, & qui veut la pénétrerlui - même.
Mais un Contrôleur général affranchi de ces inquiétudes, qui occupecette place comme un bénéfice, & plus encore pour la garder long-temps &paisiblement, que pour s’y distinguer, doit préférer d’être entouré d’Intendans'des Finances, qui par leur existence & leurs dehors dans le monde, font desgarans sufiìfans de k Administration qu’il leur abandonne,
, Vingtièmes.
Un des premiers objets d’Administration dont j'ai été forcé de m’otcuper,ce font les Vingtièmes , parce que vos Cours ^réelamoient contre les vérifica-tions faites.dans les Paroisses, & demandoient que les cotes des Contribuablesaux Vingtièmes ne fuflent jamais changées. Déjà même il y avoit eu desarrêts de défense , ou d’autres démarches qui avoient mérité la réproba-tion de Votre Majesté : Enfin, depuis long-temps cette question étoitun objet de difficulté & d’embarras, fur lequel on avoit tour-à-tour cédé &résisté.
Cette affaire, en effet, présentoit des difficultés raisonnables. On pouvoisenvisager avec peine, des examens continuels remis à des hommes trop multipliés,& trop peu récompensés, pour n’ëtre pas pris dans l’état commun de la Société,à pour n’être pas exposés aux passions qui contrarient, l’esprit d’impartialitéimais pour remédier à ces inconvéniens, fixer d’une manière perpétuelle lescotes de chaque 1 Contribuable aux Vingtièmes , & décider que nulle augmen-tation né pourroit plus avoir lieu, tandis que successivement tant d’accidens