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Recueil De Plusieurs Machines, De Nouvelle Invention / Ouvrage Posthume de Mr. Claude Perrault, ...
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DEDICATOIRE.

trompe , mais fat toujours regarde les Ouvrages , qui se font dansvotre Compagnie , fr qui ont pajfé fous vos yeux , comme desOuvrages dune efpece toute singulière. Les Livres que nous a-vons n'ont presque tous été faits que par des particuliers s l'in-firmité humaine ne permet point qu' un homme seul ne fe trompepas quelquefois. 11 n en est pas awfi des Travaux de votre Com-pagnie , oh tous les faits qu on y avance fe vérifient par tant y eux tous fi clairvoyans , oh les raifonnemens fe discutent partant déesprits tous fi éclairez; , & dont la louable émulation nepafe rien qu elle ne le trouve incontefiable. Ce fl fur de telsTravaux qu' on peut, comme fur des fondemens solides , travail-ler fans crainte a Védifice des Sciences ; partout ailleurs il y a dupéril. Fous en voyez ,, ME S S1 EUR S , tous les jours despreuves dans les Livres des plus grands Philosophes de l'Anti-quité , dans ceux même du célébré Aristote. Fous voyez com-bien de fois , malgré la pénétration de Jon esprit ér les lumièresqu' il a eues fur toutes choses , il s'est trompé dans son HistoireNaturelle , par cette unique raison qu' il étoit seul. Alexandreeut beau employer fa puissance k faire rechercher dans tous lespaïs , oìí ses conquêtes s'étendoient , avec une depenfe digne delui y tout ce que ta Nature y produifoit de plus curieux , & ren-voyer au plus fçavant des Philosophes , ce Philosophe n'a pu fai-re des Ouvrages exempts d'erreur , ni établir par conséquent unevéritable connoiffance des merveilles de la Nature. 11 a été glo-rieux à Alexandre d'avoir tenté cette entreprise , mais il étoitréservé a LOUIS LE O R A N D de la faire executerdans fa derniere perfection , ér de remporter en cela le même a-vantage fur Alexandre que dans la plupart de ses a A ions héroï-ques j oh la Postérité ne remarquera aucun des défauts , ni au-cun des vices du Fainquenr de lAíle. Si je me laisse aller ici ,ME S S1EU R S y plus loin que les bornes d'une Epitre ne lepermettent , f avoué qu' il y entre de ma part un peu de complai-sance & un peu amour propre. Fous fçavez , MES-SIEURS y que j'ai eu ïhonneur d'assister a la naissance de vo-tre illustre Compagnie ; que f étois présent quand la forme de vosConférences , & l £S matières qu' on y traiterait , furent réglées ;quand les grands Hommes , qui les premiers y ont été admis , fu-rent nommez -, quand on jetta les fondemens de l'Obfervatoire ,Monument , qui k fa maniéré portera aujfi loin que pas un autre

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