12 R ECUEIL
poulie P j le plan de la demi-poulie est: traversé par l’essieu ?/, attachéaux deux branches S S, lesquelles font percées chacune par le bout pourrecevoir les essieux qui les attachent au petit châssis , pour le faire dé-cimer lorsque la demi-poulie décliné , ce qui arrive lorsqu’elle est liéepar les chaînes qui rattachent à Ja poulie N , dont le mouvement dé-pend de la poulie M , par le moyen de la poulie O , qui lui est atta-chée par le pivot V : car lorsqu’en détournant le tuyau H, au traversduquel on regarde l’objet , on fait décliner le grand châssis, la poulieM qui lui est attachée fait tourner la demi-poulie P, ( ainsi qu’ il a étéexpliqué) Sc la demi-poulie fait décliner le petit .châssis par le moyendes petits essieux, qui étant attachez aux branches 8 3, & les branchesà l’essieu qui traverse le plan de la demi-poulie, ils ont un mêmemouvement en ce qui est de la déclinaison, Sc la demi-poulie demeuretoûjours horizontale de même que les poulies O, N, M; au-lieu quele petit châssis a rinclinailbn de même que la déclinaison , à cause quel’cssieu 11 a la liberté de tourner dans 4a demi-poulie qu’il traverse.
Comme il est certain que pour faire qu’un miroir réfléchisse un ob-jet vers l’œuil , il est nécessaire que la ligne d’incidence Sc celle quiest réfléchie vers l’œuil soient également distantes de celle qui est per-pendiculaire au plan du miroir Sc au point fur lequel la réflexion sefait; Sc que si l’objet seul change de plan, la réflexion ne peut sc fairevers l’oeuil fur ce même point, que le miroir ne change aussi de place,pour être situé de maniéré que la perpendiculaire à son plan se rencon-tre également distante de la ligne de l’incidence Sc de celle de la réfle-xion ; il est aisé de concevoir que rinclinailbn Sc la déclinaison , quel’on doit donner au miroir, ne doivent être que de la moitié des degrezde la déclinaison Sc de l’jnelinaison de l'objet ; puisque si le change-ment de plan étoit de l’ceuil Sc de l'objet tout ensemble vers un mêmeendroit, il faudroit que le miroir se détournât d’autant de degrez quel’œuil Sc l'objet sc scroient détournez.
Or ce déplacement ainsi proportionné est ce que la Machine faitfort exactement, à cause de la proportion que les poulies ont à l’égardles unes des autres : car le diamètre de la poulie K n’ayant que la moi-tié de celui de la poulie L , si un astre ou quelque autre objet s’éleve,par exemple de dix degrez , le miroir ne s’éleve que de cinq , Sc s’ildécliné de dix degrez , le miroir ne décliné aussi que de cinq , parceque le diamètre de la poulie O , qui a la même déclinaison que letuyau H,n’est que de la moitié du diamètre de la demi-poulie P qu’elleremue.
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