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Aldrovande , &c. en distinguent de deux espe-ces. On prétend que ces zoophytes ne de-viennent la nourriture d’aucun poilion ; &,selon Belon & Rondelet , on n’en trouve surle bord des rivages , que dans les lieux oùil y a des patelles & des oursins. Ils font d’unecouleur rouise, ronds , & quelquefois longsd’un pied ; leur grosseur est alors celle d’unbras médiocre ; leyr corps est fans os. IlsRallongent, s’enflent ou se raccourcissent com-me les sangsues. Leurs mouvemens font lents»& dans leur marche serpentante , ils parois,sent remplis de nœuds. J’en ai trouvé d’at-tachés à des pierres, soqs le grand bastion deBrest ; ils étoient tellement ramassés ou rac-courcis , qu’ils n’étoient pas plus gros qu’unœuf de poule : leur peau étoit dure commede la corne, ou du cuir; elle me parut sem-blable à une coquille cartilagineuse , transpa-rente & ridée : la pointe de mon couteau glis.soit dessus , plutôt que de la percer ; cepen-dant avec de la patience , je vins à bout dela pénétrer , mais fans pouvoir faire étendrel’animal.
Lorsque ce zoophyte se remue de son pleingré , sa peau se ramollit, ainsi que quand ilest mort. Il a deux especes de trompes, d’unpied de longueur ; mais qui ont à peine sixdoigts , quand il les retire : c’est par les ca-vités ou trous, qui font à ces especes detrompes ou cornes , qu’il s’attache si fortementaux pierres. A la partie antérieure de la tète,il fait sortir un nombre de suçoirs capillaires,