MER
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II a appris, par des observations réitérées *que la tuer dans les endroits ou elle étoit laplus lumineuse, étoic pars tuée de petits ani-maux vivans , non-feulement lumineux, tuaisqui laiísoient échapper de leur corps une li-queur huileuse, qui surnageoitseau de la mer,& qui répandoit cette lumière vive & azurée.Ces animaux ne font visibles, qu’à Laide d’uneforte.loupe ; & la liqueur qu’ils répandent ,relie fur le filtre par lequel on passe l’eau dela mer, qui demeure par-là privée de toutelumière. Cette observation rentre dans le sen-timent de MM. Viannelli & Nollet, qui attri-buoient cette lumière à des insectes lumi-neux : elle n’est point contraire non plus àcelui de M. le Roi , imprimé dans le mêmevolume, qui attribuoit cette lumière aunematière phoiphorique, que l’air, ou mêmed’autres liqueurs, peuvent mettre en jeu. Leshuiles de plusieurs poissons, telles que de labonite , par exemple, paraissent avoir la pro-priété d’étre lumineuses , su r-tout lorsqu’onles agite. Voyez Ver luisant U Scolopendremarine.
J’ajouterai à ces exemples & citations, lephénomène que j’observai le 19 Juillet 1762,étant au port de Cettes eu Languedoc. II fit cejour-là une chaleur excessive. J’avois, depuislong tems , formé le projet de faire quelquesobservations fur la plus ou moins grande fa-cilité^e nager dans la mer ou dans l’eau dou-ce, & de découvrir si l’eau, qui touche aufol de la msr, elt plus fraîche que la superficie