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mobile, sans que les ailes salle n t le moindremouvement, & il fend l’air d’un endroit àl’autre fans le remuer beaucoup. On le dis-tingue des autres oiseaux de proie par la queuefourchue ; on dit qu’il change de pays danstoutes les saisons de l’année : c’est un terribledestructeur de poulets , de jeunes canards fcd’oifons ; à la ville comme à la campagne, ilentre hardiment dans les cours.
Le Milan noir, au défaut de viande, senourrit de fruits. Bdon marque en avoir vuen hiver manger des dattes fur les palmiers.Au Caire, il est assez hardi pour aller fur lesfenêtres des maisons. Son vol est très-agile ,& quoique plus petit que le précédent, ilfatigue encore davantage le sacre dans les com-bats qu’ils ont ensemble. Le milan est regardécomme l’oifeau de proie de la troisième elpece.Sur la Côte d’Or en Afrique, fa hardiesse estsi étrange, qu’il arrache en plein jour, aumilieu des marchés, les poissons & autres ali-ments de la main des Negres , sur-tout decelle des femmes.
On donne aussi le nom de milan au sau-ver drieu. Voyez ce mot.
MILAN MARIN , milvago, est un poissonde mer volant, à nageoires épineuses. LesProvençaux l’appellent belugo , parce qu’il luitla nuit comme des étincelles de feu. II a latête large , quarrée, osseuse’, ferrée entre lesdeux yeux , le corps rond & long d’un pied& demi ; il est couvert d’écailles fort dures,âpres &difpofées depuis la tête jufqu’à la queue