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Tome septième [et huitième].
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méridionales, telles que le Languedoc, la Pro-vence, &c. où on peut les élever en pleineteVre. Ici nous ne pouvons les conserver quedans nos orangeries, ayant l’attention de lestenir à portée des portes & des fenêtres, asmqu’ils jouilfont de Pair dans les tems doux &humides ; fans quoi ils se dépouillent de leursfeuilles. Ces arbustes font souples , obéissants,& sont propres à prendre toutes les figuresqu’on veut leur donner.

Les feuilles & les baies de rnirthe , qu’onnomme mirthiìles , font astringentes, & recom-mandées pour affermir les dents qui ont étéébranlées par le scorbut. ( Cela ell tiré dePower. II saut bien prendre garde à ne pasconfondre les fruits astringents & aromatiquesdu rnirthe, avec les baies douceâtres & colo-rantes du vaccinium , qu’on appelle mirtil-les. H. ) Les baies de rnirthe tenoienc lieude poivre aux Anciens , avant que cet aroma-te de l’Inde eût été découvert. On les em-ploie en Allemagne pour faire une teintureardoisée , qui a cependant peu d’ccìat.

On retire des fleurs du rnirthe, en les dis-tillant dans seau, une eau astringente, quel’on nomme e&u A'Ange : elle est fort recher-chée pour fa bonne odeur. Les Dames s’eufervent pour fc laver ; car l’cxpérience a ap-pris qu’elle est souveraine pour nettoyer lapeau, affermir les chairs, parfumer & resser-rer. Les habitans dlllirie, ceux de Naples &de la Caìabre, préparent & perfectionnentlíurs cuirs avec les fouillis du mirthe, comme