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y a des pinnes marines, qui font des especesde moules, & qui les surpassent beaucoup enpoids & en grandeur : voyez Vinne marine.Lister dit que chez quelques Habitans de
I Lancastre en Angleterre, le principal usagedes moules est pour fumer les terres voisines,de la mer, d’où on les tire par charretées.M. Linnaeus dit que le territoire de la Provin-ce de Helsingie en Suede, est, en grande partiecomposé des mêmes coquillages : il ajoute quei les Flamands mangent des moules, auffi-bienI que les Anglois ( il auroit pu y joindre lesFrançois), mais que les Suédois n’en mangentI point.
Les moules de mer font les plus estimées :i elles font, en effet, d’un bien meilleur goûti & plus saines que celles de riviere oud’étang.
On doit choisir les moules tendres, délicates,
I & bien nourries. Leur chair lâche le ventre ,
' fournit peu de bonne nourriture, & ne con-vient qu’à ceux qui ont un bon estomac , en-| core faut-il en user modérément; car elles sedigèrent difficilement, & produisent des hu-meurs visqueuses : elles passent même pourexciter la siëvre, & pour causer des obstruc-tions dans le bas-ventre. Le Docteur Maeh-ring , dans le VII. Vol. des Epbéttt. d'Aller,t.année 1744 ,pag. us , rapporte plusieurs ob-servations , qui prouvent que les moules fontsujettes à devenir venimeuses par des maladiesqui leur arrivent & qui les rendent très-dan-gereuses dans l’usage. Quelques personnes ontété attaquées d’anxiétés ; de convulsions *