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reau, fi le vainqueur ne l’assommoit pasd’un leul coup, il ne tenoit rien.
XXII. Outre que les Islaridois é-toient extrêmement forts Lc courageux,ils étoient encore spirituels, & si curieux,qu’ils conservoient avec soin les mémoi-res des choses mémorables qui se passoientdans tous les Royaumes voisins. C’estce qui fait dire au bon Angrimus dansion Specimen IJlandicim , parlant de sescompatriotes, qu’ils font, Jd totius Eu*ropœ res historiens lyncej. En effet, Saxonle Grammairien, dans la Préface de ionHistoire Danoise, avoue qu’iis’est trèsutilement servi des mémoires qu’il a prisdans les Annales des Isiandoís , qu’iiapelle, Tylenfes, Le Docteur Vormiusm’a asiuré que ces Annales sont très cu-rieuses , 6c qu’il y a des choses trèsrares touchant ce qui s’est passé ancien-nement dans les Orcades, dans les Hé-brides, dans l’Ecosse, dans l’Angleter-re, 6c même chez les anciens Ducsde Normandie; parccque les Islandoisont fans doute été autrefois puislans fur lamer Deucalédonienne ou Ecostòiíe, &qu’ils ont pu avoir auffi des commercesparticuliers dans notre Normandie.
XXIII. Les plus anciennes histoi-