en Guine’e et a Cayenne. $
du Prince, à Saint Thomé & à Annobon.
On trouve ausîì dans ces trois Iíles des Ci-trons , des Oranges, des Bannanes & an-tres fruits, des confitures & du lucre brut,ou presque blanc : car les habitans de cesIíles qui sont Portugais , Mulâtres & Nè-gres , n’ont pû jusqu’à présent donner àleurs sucres le degré de blancheur & deperfection, qu’on leur donne aux Iíles dei’Amérique , de Madère & des Canaries.
L’Iíle de Saint Thomé ou Saint Thomas, Isle Sainsqu’il ne faut pas confondre avec celle de'àmc,Saint Thomas une des Vierges à P Améri-que, fut découverte le jour de la feste decet Apôtre zi. dc Decembre en 1495. pacles Portugais, lorfqu’ils cherchoient le che-min des Indes. Elle est sous l’Equateur :on prétend que la ligne Equinoctiale paílèfur l’Eglise Cathédrale. Elle est éloignéedu Cap Sainte Claire dans le continent d’A-frique d’environ cinquante lieues , & detrente-cinq ou environ de celui de LopoGonzales. Elle est presque ronde : on luidonne près de quarante lieues de circonfé-rence. Sa ville capitale le nomme S.Tho- Fanoaran,mé, & plus communément Panoaiân. Elle lea un château environné de quatre bastions, s,'ThoméOutre cette ville, il y a plusieurs villages ' '
répandus dans Pille, & solvant le ra portdes gens du pays près de quatre cens mou-lins à lucre ; & environ sept cens famillesde Portugais blancs , ou Mulâtres, c’est-à-dire nez d’un Portugais & d’une Négres-se , ou noire. Les Mulâtres épousent fou-A z vent