en Goini’ê et a Cayenne. 67
que personne ne lui conteste , dont ils’ea faut bien qu’elle íbit en état d’enfaire valoir la centième partie. Queldommage de laisser en friche un si beaupays !
Notre borne du côté dé l’Est est doncà présent le Cap d’Orange , pays noyépour la plus grande partie, mal sain &qui ne commence à valoir quelque cho-se qu’à la rivière de Oyapok , encorenous en dispute r- on la propriété fur ceque le nom de cette rivière a été malmarqué dans le dernier Traité de paix. Onavoit même eu pouvoir d’établir cetteprétention, par un poteau planté àTen-'droit qu’on suppofoit être la borne desdeux Colonies : mais il ne paroît plus,& le Gouverneur de Cayenne a fait bâ-tir ou rétablir l’ancien Fort qui étoit àL’embouchure de cette rivière, &. il yentretient une petite garnison , tant afinde conserver nos droits que pour empê-cher que quelques Avanturiers ne se sai-sissent de l’embouchure de cette rivière,ne s’y établissent & ne s’y fortifient d’u-ne maniéré qu’on ne les en pourroitpaschaster facilement,
Centrée de cette rivière est large deplus d’une lieue, elle a plus de quatrebrasses de profondeur en tout tems. Cet-te rivière 5 qui est beaucoup plus largedans les terres qu’à son embouchure dansla mer, vient de très loin, personne n’aencore été jusqu’à sa source. Les Sau-vages