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connoître ce païs ; mais qui s’étant re-butez trop tôt , n’ont pas pénétré assezavant pour découvrir ce qui est au des-sus des embouchures , à dix ou douzelieues, où il y a lieu de croire qu’ilsauroient trouvé des terres habitables j.puisque l’on sait très-certainementqu T elles font habitées par des Indiensqui composent plusieurs nations consi-dérables , qui y trouvent dc quoi sub-sister , & qui viennent trafiquer quel-que fois à ia rivière d’Oyapok. Or sice païs étoit inondé jusques bien avantdans les terres, c’est - à - aire, plus hautque les dix ou douze lieues que nos A-vanturiers ont parcourues, il est certainqu’il scroit inhabitable , à moins que leshabitans qu’on fait y être ne vecussentfur des arbres , comme on en a trouvédans plusieurs endroits de la côte de l’A-mérique ; mais s’ils vivoient fur des ar-bres on en auroit trouvé vers les embou-chures de ces rivières , & comme on n’yen a point trouvé, il faut conclure qu’iln’y cn a point, & que par conséquentles peuples qu’on fait très-certaine-ment être aux environs de ces trois ri-vières, vivent dans un terrain sec & ca-pable de produire les choses nécessairesà la vie.
D r ai!!eurs tout ce païs jufqu’aux bordsde la Mer, est couvert d’arbrçs grands& puissans. II est vrai que les bords dela Mer Sr l’enués des riyiéres ne pro-duit