i4s Voyages
mes, fans percer plus avant elles fe sè-chent , 2r l’arbre meurt & ne croît pointdu tour.
Les habitans de la Martinique entendentce travail à merveilles, & feroient dans legouvernement de Cayenne autant &même plus de Cacao que l’Europe en-tière n’en pourra consumer. II ne fautpourtant rien craindre. Tout ce qui leconsume par la bouche , trouve tou-jours des débouchez & rend toujours duprofit.
On peut assurer fans crainte, de fe trom-per , que les habitans de la Martiniqueprendront avec plaisir le parti de se reti-rer à Cayenne, pour peu qu’on leur fa-cilite le transport de leurs effets & deleurs esclaves » & qu’on les aide d’avoirle commencement de leurs nouveaux é-tablissemens.
On peut tirer de la Martinique feuledeux cens familles fans qu’il y paroisse.Te prix de leurs habitations qu’ils ven-draient en les quittant , servirait à ache-ter des escaves , dont le travail conduitpar ces habitans habiles aurait bien-tôtdéfriché ces terres , qui n’attendent quedes ouvriers pour les cultiver, & pourproduire les trésors qui font cachez dansleur sein.
II est aisé à l’Auteur de cette relationde donner des mémoires amples & dé-taillez, qui mettront cc projet dans toutson jour.
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