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Tome troisième.
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144 Voyages

suffisant pour faire ce premier défriche-ment & pour garder le Fort, on enverrades François habiles , sages & connoil-íant le pais chez les Indiens du voisinage,& même chez ceux qui sont plus éloignezdans les terres, & on les engagera àentreprendre ce travail en les payant. Carde vouloir les faire travailler d’une autremaniéré , il n’y faut pas penser, encoremoins de les vouloir contraindre. Lamoindre violence , les moindres mena-ces le feroient fuir, les éloigneraient denous, & ils deviendraient autant nos en-nemis qu’ils sont à présent nos amis. Aureste il ne faut pas que le nom de paye-ment épouvante ; la journée d’un Indienvaut un couteau , un paquet de ralîade,ou autre semblable bagatelle de peu devaleur.

II est a propos d’en avoir de toutes lesnations chez qui nos traiteurs ou mar-chands François ambulans ont porté leurcommerce , afin de leur faire connoîtrequ’on les estime tous également: car ilfaut éviter de leur donner de sujets de ja-lousie; ils n’y sont que trop portez d’euxmêmes.

Il faut pour les porter à entreprendrece travail engager les chefs de ces nationsà venir au Fort concerter toutes choiesavec le Gouverneur.

Cet Officier doit les bien recevoir jíes traiter , leur faire quelques petitspréscns , leur montrer que FérabliUe-

ment