iz Mémoires pour l’Histoire
minutes. J’ai lieu de le croire ainsi, parcequ’après chaque intervalle d’une auffi petitedurée, je voyois la mouche s’euvoler. Je neíçais si elle alloit tout simplement íé chargerde l’eau de quelque ruisseau, ou si elle alloittirer de quelque plante ou de quelque fruitune eau plus gluante ; ce que je íqaìs mieux,c’est qu’elle tardoit très-peu à revenir à sonattelier, & à y travailler avec une nouvelleardeur & un nouveau succès. J’en ai observéune qui, dans une heure ou environ, parvintà donner au trou une profondeur égale à lalongueur de son corps, & qui éleva fur sonbord un tuyau aussi haut que le trou étoitpro-fond.
Son activité continua à être la même, &peut-être devint plus grande par la fuite. Jecommençai à la voir à l’ouvrage à dix heuresdu matin ; après savoir considérée jusqu’à on-ze heures, je me trouvai assés instruit de sesmanœuvres, je la quittai, mais je retournai àune heure après midi pour voir ce qu’elle a-voit fait pendant mou absence. Le tuyau é-toit alors élevé de deux pouces, & elle couti-nuoit encore à approfondir le tróu qui étoitau-dessous.
La même guêpe fait successivement plusieurstrous. II ne m’a pas paru qu’elle eût de régiefixe par rapport à la profondeur qu’elle leurdonne. J’en ai trouvé dont le fond étoit a plusde quatre pouces de l’ouverture, & dans d’au-tres le fond n’en étoit distant que de deux outrois pouces. Elles ne donnent pas aussi la mê-me longueur à chacun des tuyaux qu’elles bâ-tissent en-dehois de chaque trou, elles en va-rient