zg MEMOIRES POUR L’HlSTOIRE
ces, à l’origine des crochets, paroissoit uneouverture propre à laitier sortir une partie char-nue , ou au moins de la liqueur.
On aura apparemment peu de regret, peut-être même sera-t-on bien-aise de ce que je n’aipas été en état de décrire en détail les cinq au-tres especes de guêpes ichneumons, qui doiventnaître dans les cinq autres sortes de cellulesdont les approvisionnements font différents.Ce qui est le plus capable ici de plaire à desesprits curieux, en grand, c’est qu’entre dif-férentes especes de mouches qui ont à pourvoird’insectes leurs petits dont l’inclinatiou est car-naciére, chacune connoiíTe l’espece d’insectesque les siens aiment le mieux, & peut-être laseule qui leur convienne, A la leur donne.
J’ai fait mention ailleurs a d’aífés grands pu-cerons que j’avois trouvé empilés dans un mor-ceau de bois : moins au fait alors que je ne lefuis à présent du génie de nos mouches chas-seuses, je croyois que ce lieu avoir été choisipar les pucerons, qu’ils s’y étoient entassés eux-mêmes ; mais il est bien plus vraisemblablequ’ils y avoient été apportés par une mouche,& qu’ils étoient destines à être la proye de sonver.
Le bois que ces guêpes ont à creuser est,comme il a été dit, si tendre qu’on peut avecla main le diviser en plusieurs pièces selon lalongueur; les endroits les plus durs se laissentcouper par le plus mauvais couteau. Lorsqu’ona mis à découvert des nids qui y étoient ren-fermés, on les trouve selon l’âge du ver qui yest logé, remplis de plus ou de moins d'insec-
tes.
f| Tome III, Part, II, f.tgt 71,