àfi Mémoires pour l’í Iistoire
l’Isle de France, on ne trouve point d’abeillesdomestiques , au lieu qu’on en trouve enquantité, & qui font beaucoup de cire & demiel, dans les bois de Tille de Bourbon. Onattribue avec vraisemblance la cause de la ra-reté des abeilles dans la première de ces líles,à ce que les guêpes y font beaucoup plus com-munes que dans i'autre; ce qui confirme ceque nous avons déja rapporté ailleurs des abeil-les qu’on prétend être détruites dans nos lílesde l’Amérique par les guêpes. M. Coffignin’a pas eu occasion d’observer si ces guêpesichneumons d’une couleur si belle & si écla-tante, en vouloient aux abeilles; mais il leura vû livrer des combats dont il ne pouvoirque leur fçavoir gré ; c’étoit à des insectes quileur fout fort supérieurs en grandeur & furlesquels néantmoins elles remportoient unepleine victoire. Tous ceux qui ont voyagédans nos Isles, connoiísent les kakerlaques ;souvent mêmes ils les ont connuës avant qued’y être arrivés : nos vaisseaux n’en font quetrop fréquemment infectés. M. Ue Merlan n’apas manqué de les faire représenter, elle les amême placées dans la première planche-de fesInfectes de Surinam. Ce ne fera que dans lesvolumes suivants que nous rapporterons ce quenous fçavous de leur histoire ; mais nous de-vons dire d’avance q ne les kakerlaques fontd’un genre auquel nous donnerons le nom deblatte, & dont une efpece fe multiplie fort eaEurope dans beaucoup de cuisines. Les blat-tes appellées kakerlaques font d’assés grandsinfectes dont le corps est applati : celui desmâles est caché fous des ailes, & celui des fé-
melles