des Insectes. 77
retirer sa tanière de l’endroit où elle l’avoitengagée, qu’à la faire pénétrer plus avant; ilsembloit même qu’elle y trouvait une difficul-té , dont les dents ou crans par lequels elle étoitterminée , pouvaient être la cause. Elle enfit sortir devant moi une portion longue deplus de trois lignes, & dès que cela fut fait,elle s’envola.
Ayant enlevé dans une autre saison , dans lemois de Décembre, une épaisse écorce d’or-•me,je trouvai dessous, des tas ou des plaquesd’une forte de sciure bien empilée , qui avoitservi sans doute de nourriture à quelques grosvers de ceux qui se transforment en scarabé.Cette sciure avoit passé par leur corps, & y avoitété digérée en partie. Au bout d’une de ces pla-ques étoit une assés grosse coque de l'oyeblanche,que j’ouvris : ion intérieur étoit rem-pli par une nymphe qu’il me fut aisé de recon-naître pour une de celles qui se transformenten ichueumons à longue queue; la sienne é-toit composée de trois filets très - distincts.II y a tout lieu de juger que dans le tempsoù elle avoit pris fou accroissement fous laforme de ver , elle s’étoit nourrie du ver duscarabé, duquel il ne restoit des vestiges quedans les tas d'excréments sortis de soacorps.
Ce qui a été dit dans le -onzième Mémoi-re du second tome , des ichueumons qui lo-gent leurs œufs dans les corps des chenilles,m’exempte de parler actuellement de biendes especes de ces mouches. Je ne croispourtant pas me devoir dispenser d’en faireD 3 con-