94 Mémoires pour l’Histoire
sition des yeux de M. Bonnet étoit telle, quela longueur d’un des côtés de la mouche léprésentoit à eux en entier dans les temps or-dinaires ; mais lorsque la mouche faifoit tournersa tarriére en tournant elle-même, la positiondu côté devenoir de plus e;i plus oblique parrapport à la ligne de lés deux yeux, & enfinle bout seul du corps leur étoit présenté di-rectement; en pirouettant ensuite dans un senscontraire, elle ramenoit le côté à être paral-lèle à la ligue des yeux.
Malgré les différents mouvements que nousvenons de décrire, la mouche ne parvint qu’a-vec beaucoup de temps à faire un trou suffi-samment profond dans la galle, qui sembloitêtre pour l’insecte un roc très-dur. M. Bon-net commença à l’observer dans ce travail le17 Juillet à six heures du soir, & ignoroit àquelle heure elle avoit commencé à travailler;à sept heures trois quarts il fut obligé de met-tre tin a son observation pour se rendre chéslui bien autrement fatigué qu’il n’eût pu hêtrede la plus longue promenade , par la nécessitéoù il s’étoit trouvé de se tenir sur ses jambespendant une heure trois quarts en même lieu,ayant eu toujours un de íes bras occupé à re-tenir la branche, & l’autre à soutenir la lou-pe; mais avant que de partir, il prit la petitemouche ; il crut sentir quelque résistance lors-qu’il fit sortir sa tarriére du trou où elle é-toit engagée.
II s’étoit proposé d’examiner à l’aisela struc-ture de son instrument; mais cette mouche quiavoit été si tranquille fur la galle, parut d’unevivacité surprenante dans le lieu où il la ren-ier-