des Insectes. i6z
de changer de peau , ou devons-nous penserque les dépouilles que laissent les formica - leoordinaires, ont échappé à ceux qui les ontobservés jusqu’ici, car je ne sçache personnequi les ait vues?
Àu reste, le genre des formica-leo ne seroitpas autant en honneur quïl l’est, il ne seroitpas devenu fort célébré, si toutes ses especesn’avoient eu qu’une industrie aussi bornée queTest celle de l’espece observée nouvellement;Jamais M. Bonnet n’a vû faire aucun enton-noir aux derniers formica-leo; ils fe conten-tent de fe cacher fous le fable, & de saisir lesinsectes qui passent auprès d’eux ; ils font ap-paremment des pas en avant pour ne les paslaisser échapper.
Nous avons parlé de quelques autres especesd’insectes qui appartiennent au genre des for-mica-leo, quand nous avons donné PHistoiredes Lions des Pucerons a: ce font eux qui mé-ritent véritablement le nom de lions, ils nesqavent ce que c'est que de se mettre en em-buscade, ils parcourent les plantes pour y cher-cher de la proye, ils attaquent des insectesde bien des genres ; il faut pourtant avouerque leur victoire est très - facile, quand ils secontentent de faire un carnage de pucerons.Ils se transforment eh de très-jolies demoisel-les , qui ont une maniéré très-singulière deplacer leurs œufs au bout d’un long pédiculede matière soyeuse.
« Ttm. III. ATfw, II,
EX-