%-]o Mémoires pour l’ÍIistoire
examiné Pintérieur de Pinsecte: à l’origine dechaque ouïe on trouve deux trachées qui abou-tissent au tronc d’où partent Jes deux tiges quifont les principales parties des ouïes. Pour-quoi ces deux trachées iroient-elles se rendrelà, si ce n’est pour porter de Pair aux ouïes,ou pour recevoir celui que les. ouïes leur ren-voyait, ou plutôt pour faire P un & l’autre?If'agitation vive & continuelle dans laquellel’iuíêcte tient chacune de ses ouïes, ne sembletendre qu’à y faire circuler Pair plus prompte-ment: peut-être que lorfqu’elle fe porte avecvitesse vers un côté, elle facilite Pentrée à ce-lui qui doit s’y introduire, & que quand elleretourne d’où elle étoit partie, elle facilite lasortie à celui qui doit rentrer dans le corps dePanimal. II y a probablement ici une mécha-nique supérieure à celle qui fait jouer nospompes, mais que nous ne sommes pas en étatsle découvrir.
Au reste il est aisé de s’aíïurer que ces vais-seaux de Pintérieur qui se rendent aux ouïes,font des trachées ; car fi on les examine avecquelque foin , & fur - tout les troncs dont ilspartent, on reconnoît qu’ils ont la structure sin-gulière qui est propre k ce genre de vaisseauxdes insectes ; que chaque vaisseau est fait d’u-ne infinité de tours d'un fil prodigieusementfin & cartilagineux , roulé en spirale autourd’un cylindre ou d’un cône, & appliqués lesuns contre les autres : on peut prendre au boutd’un vaisseau coupé , le bout de ce fil, & ledévider comme le fil d’un peloton.
L’iuseíte aquatique a à qui les ouïes que‘ nous
*. PI. 46, fìg. 1 8c r.