272 Mémoires pour r’IïistoIre
ne grosseur sensible; mais quand on a détachéune ouïe du corps, en la coupant avec. des ci-seaux près de fou origine, & qu’on l'examineavec la même loupe ou avec une plus forte, onreconnoît aisément que ce qu’on prenoit pourdeux lames, en est une seule s pliée en deuxí,& que les filets qu’on croyoit détachés, parcequ’ils font un peu plus bruns que le reste, fontdes vaisseaux logés dans Pintérieur de la lame.Tous ces vaisseaux tirent leur origine d’une ti-ge c creuse & cartilagineuse. La lame est el-Ìe-même cartilagineuse ; son contour ap-proche de celui d’un demi-cerde, mais quia une échancrure d\ c’est dans la partie éclran-jcrée, que la lame est pliée eu deux parties i-.négales e. Lorsqu’elle est dans fa place & dansja position naturelles, le plan de la feuille ncprésente presque que sa tranche k celui quiregarde l’insecte par le côté : le pli est vers ledos ; la plus large partie de la lame est la plusproche de la queue, & la plus petite est laplus proche de la tête. Le mouvement queì’insecte fait faire à chaque ouïe ou lame, estde devant en arriére, & de derrière en devant;il agite souvent toutes ses ouïes k la fois ; maistoujours agite-t-il k la fois les douze premiè-res ; car eu certains temps il laisse les deuxdernières tranquilles, pendant qu’il tient tou-tes les autres en mouvement.
Dans presque toutes les eaux, soit tranquil-les , soit courantes, on trouve des vers & desnymphes dont les ouïes ne font faites que d’u-ne feule lame : le dessus de leur corps est d’un
brun
a PI. 45. fig.2. b Fig. J. ttrrt,tset. c Fig.l. f. d f, * Fig.