L74 Mémoires pour l’Histoire
pas ailés proches les uns des autres pour for-mer une frange. Enfin chaque feuille des ouïes,comme celles des plantes, eít partagée en deuxparties à peu - près égales, par une espece degrosse nervure a qui va de Ion origine k sonextrémité. Cette nervure est creuse & est pro-bablement le vaisseau destiné k recevoir l’air&àle distribuer jusqu’aux franges, jusqu'auxbords d u coté convexe & du côté concave: dece principal vaisseau partent des vaisseaux pluspetits qui prennent leur route vers le bord, &qui en s'en approchant, se ramifient.
De tous les insectes qui doivent se transformeren éphémères, ceux qui portent ces dernièresouïes, font les plus communs aux environs deParis, & ceux qui méritent le plus d’être obser-vés: ils font voir la plûpart des années, pendanttrois ou quatre jours, une forte de Phénomèneaux habitans des bords de la Seine, dont fontfrappés fur-tout ceux qui logent nouvellementdans des maisons situées fur les quais de Paris : unspectacle bien nouveau, & bien peu attendus’offre k leurs yeux, lorsqu’en sortant de leurmaison le matin, ils voyent le pavé tout jon-ché d'une espece de jolies mouches qui ressem-blent k des papillons, bien plus jonché de cesmouches qu’il ne l’est de fleurs dans les joursdes processions solemnelles. La couche desmouches est quelquefois assés épaisse pour cou-vrir parfaitement le pavé : la terre n’est pasmieux cachée en hyver par la neige,qu’il l’estalors par des mouches. Ce spectacle qui nesçauroìt manquer de.paroître étonnant , lors-qu’on le volt pour la première fois, surprend
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