282 Mémoires pour l’Histoire
Tant qu’ils font vers, leur couleur eít unblanc tel que celui d’une chair blanche ; leleur n’a qu’une très-foible teinte de jaune; ilsn'ont presque de bruns que leurs yeux, & cesvaisseaux des ouïes s, qui font les troncs oudes ramifications de trachées. Cette couleurdes vaisseaux qui tranche avec celle des lamesdans lesquelles ils font renfermés, les fait pa-roìtre détachés du reste, & tromperait quel-qu’un qui s’arréteroit à la première apparence,elle lui ferait juger les ouïes composées de plu-sieurs filets séparés. Les nymphes .nouvelle-ment transformées font blanches comme lesvers, mais quand elles font prêtes à devenirmouches, leur corps prend des teintes de jau-nâtre assés fortes; leur corcelet même eu prendde brunes, mais toujours plus claires que lebrun des éphémères à port d’ouïes en rames degalères, & à port d’ouïes vertical: ces dernieresont pourtant elles-mêmes en certains temps desnuances moins foncées que celles qu’elles onten d’autres temps.
Dans leur premier & dans leur second état,les infectes de l’efpece à laquelle nous en som-mes actuellement, paraissent conformés commeils avoient besoin de l’être, pour fouiller dansune terre dure: ils portent assés loin en-devantde leur tête, deux crochets í écailleux de cou-leur brune, dont chacun est arrêté au boutd’une efpece de manche, ou d’une longue &forte tige un peu contournée en arc r, de fa-çon que la convexité fe trouve fur son côté ex-
té-
« PI. ijt, fig. io. t i t » b Fig. i, c,c. c Fig. 5*6
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