284 MEMOIRES POUR l’H I S T 0 I R E
deux premières des taupes-grillons, elles fonttoujours dirigées en-devant, & fe terminentTune & l’autre par un solide crochet. Elles nel'ont guéres plus longues que celles de la secon-de paire a,qui aussi se tournent volontiers en-dettant, mais elles fout plus fortes. Celles dela troisième paire b font les plus longues de tou-tes, & celles qui fe dirigent ordinairementvers la partie postérieure. Les nymphes d’é-phémeres que j’avois tirées de leurs trous, &mises dans un bacquet où il y avoir de la terreramollie par l’eau au point a’être réduite enboue, ont souvent fait usage devant moi deleurs jambes antérieures pour s’ouvrir un che-min , & aller fe cacher dans une terre qui leurrésistoit moins que celle fur laquelle elles ontordinairement à travailler. L'ouvrage de s’ou-vrir un nouveau trou, peut leur paroîtrerude;au moins ai-je fait une observation qui m’asemblé prouver qu’elles cherchent àfe dispen-ser de l’entreprendre, lorfqu’elles font prêtesà fe métamorphoser. J’ai dit que les trous fontdirigés horifontalemeut : il m’est pourtant ar-rive de faire détacher des mottes de terre desbords de la riviere de Seine, qui en avoientd’inclinées en embas, dont plusieurs étoientpresque perpendiculaires à l’horifon. L’eaualors étoit balle, & baillbit journellement: jepensai que les nymphes, qui en peu de joursdévoient devenir des mouches, avoient trouvéplus commode de donner une nouvelle direc-tion à d’ancieus trous, où elles ne fe tien*
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