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Tome sixième, seconde partie.
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502 MEMOIRES POUR L’HlSTOIRE

tre, prouve parfaitement que la nature a toutdisposé pour que chaque partie de ces mou-ches fût par elle-même en état de se dévelop-per promptement. II détacha une aile encorerenfermée dans son fourreau, duquel il la ti-ra lui-même sur le champ , & la posa surl’eau ; l’aîle s’y déplia, & prit toute l’étenduëqu’elle eût acquise si elle fût restée dans ftplace naturelle , & qu’elle eût conservé unecommunication avec les vaisseaux du corce-iet.

Cette dépouille dont notre éphémère a sçuse tirer si promptement, ne doit pourtant pasêtre regardée comme un simple habit dont el-le s’est défaite parce qu’il étoit trop vieux. Sic’est un vêtement, c’en est un auquel restentattachées les dents, les lèvres, les cornes pro-pres à percer la terre, les ouïes, & enfin beau-coup de parties admirablement organisées, quiétoient essentielles à l’insecte tant qu’il a étéhabitant de l’eau, & qui lui deviennent inuti-les lorsqu’il ne doit vivre que dans l’air.

Les ephémeres de notre espece sont d’assés

f ;randes mouches , si on comprend dans leuronguent celle de leur queue , ou des filetsqu’elles portent au derrière a ; mesurées ain-si, leur longueur est de plus de deux pouces ;.mais elle se réduit à 7 à 8 lignes, si on en re-tranche celle de leurs filets. De quelque fa-çon* qu’on les mesure , elles restent toujoursdans la classe des mouches à corps long ; la for-me du leur le demande; il a dix anneaux dont -les premiers ont plus de diamètre que ceux

qui

* PI. 44. fig. 4 - f, t, f.