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Tome sixième, seconde partie.
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z,26 Mémoires four l’Histoire

tant pendant la nuit, & en plus grand nombreque la veille : chaque jour dès le matin, j’a-vois des preuves de ce qui s’étoit paslé pen-dant la nuit ; mon jardinier arrivoit chés moik Paris, avec un poudrier rempli d’éphémeresqui avoient volé la veille.. J’ai lieu de croireaussi qu’il s’acquitta fidèlement de la commis-sion que je lui avois donnée , d’être attentifà remarquer l’heure à laquelle elles commeu-ceroient à voler chaque soir : il ne lui étoitpas aussi indifférent qu’il eût pu l’être à d’au-tres hommes de fou étoffe, de sçavoir com-ment ces mouches se conduisoient: il avoir prisintérêt à ce qui les regardoit. II me rappor-ta que chaque soir elles n’avoient volé quevers les neuf heures & demie pour le plu-tôt , ou vers les neuf heures trois quarts. Le9 j’allai encore k Charenton, & j’en revinsaprès neuf heures, fans en avoir vu une seu-le, & mon jardinier m’affûra les avoir atten-dues jusqu’à près de dix heures fans en avoirvû paroître aucune. Chaque soir en 1738, leséphémères parurent donc constamment uneheure & un quart au moins plus tard qu’ellesn’avoient fait en 1739. II y a assurément unecause de cette variété. Des que les nymphesattendent pour se métamorphoser en mouches,,que le soleil soit couché, & même quelquetemps après qu’il Test,si les éphémères n’eusi-sent paru en 1739 qu’environ 20 minutes plustard qu’en 1738 , elles auroient paru dansl'une & dans l’autre année à la même heure,après le coucher du soleil , car il se couchad’euviron zq minutes plutôt pour les éphémè-res de 1738, que pour celles de 17393 mais