* B E S I N S E C T E S. Z5l
f®- vât mal dans un lieu où l’air rendu trop hu-mide par les vapeurs qui ne pouvoient s’é-r.' chapper, ne se renouvelioit point: il craignitDr que les feuilles de la petite branche ne s’alté-«o. ra fsent, & que deveuuës jaunes, elles ne don-ttn î :: nassent plus au puceron qu’un suc mal condi-“P 1 tienne. Pour aller au-devant de tous les ac-D cidents dont les fuites eussent pu être funes-tes, M. Bonnet avoit soin de mettre son pu-™ ceron à découvert plusieurs fois chaque jour ,E de le régaler d’un air nouveau & moins humi-^ à de ; mais pendant tout le temps où il lefaisoità jouir d'un bon air, il n’ôtoit pas les yeux de■bf dessus lui: souvent même il l’obíêrvoit avecla loupe , pour s’iustruire de ses actions les'i'Ù moins importantes.
« Un puceron si bien soigné ne pouvoir gué-D res manquer de prospérer. J’ai dit ailleursîS*l que tous ont à quitter plusieurs dépouilles, &» qu’après avoir laissé la dernière, ils fout par-és venus à leur dernier terme d’accroissemenC.wí Je ne me fuis pas trop embarrassé de faire lesíçíÍ- observations propres à apprendre quel est 1cnombre de celles dont ils se défont. Le pu-itoì* ceron de M. Bonnet en avoit quatre à quit-c« ter: il se tira pour la première fois d’unepeau,iir» ' qui déja étoit devenue vieille,le 23 Mai,furlíkc le soir; c’est-à-dire, lorsqu’il fut âgé de troiseíní jours. Au bout de trois autres jours, le 26W!! Mai,à deux heures après-midi, il se dépouil-po’ju la pour la seconde fois. II quitta une troisié-prtha me dépouille le 29 fur les sept heures du ma-âi tin,& enfin il se défit de la quatrième & der-nière le 31 vers les sept heures du soir. L’est
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