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lettes'des mouches à deux ailes j mais elles fontautrement situées, & ont un tout autre usage.Ensemble elles composent l’étui d’une trompeextrêmement déliée ; on la volt souvent sortird’entre les deux palettes, & se porter à uneligne ou deux par-delà a; elle est si fine qu’onla prendroit pour un poil,*si on lui voyoitconstamment la même longueur; à peine a-t-elle la grosseur d’un cheveu : la mouche ral-longe & la raccourcit à son gré, & elle la faitdisparoître totalement quand elle le veut.
De cela seul que ces mouches araignées ouen cœur font au nombre des mouches incom-modes, elles avoient un titre pour engager àétudier leur histoire, elles avoient encore .ce-lui de n’être pas rares. On en voit quelques-unes au Printemps; mais c’est en Eté, & sur-tout en Automne qu’elles sont le plus commu-nes. Mes gens que j’avois chargés de pren-dre celles qu’ilstrouveroientsur mes chevaux,m’en ont apporté de vivantes pendant plusieursannées, qui ne m’ont rien appris de ce que jevoulois sçavoir par rapport à la maniéré dontelles se perpétuent. Enfin vers la mi-Octo-bre 1739,un de mes domestiques m’en appor-ta une qui a voit le ventre plus gros que je nePavois vûà aucune autre. L’ayant jugé prêteà faire fa ponte, ie la renfermai dans le pre-mier poudrier qui se trouva sous ma main. Apeine y avoit-elle été un quart d’heure,qu’a-yant jette les yeux fur le poudrier je vis ungrain blanc d’une grosseur b qui ne me per-mettoit pas de soupçonner qu’il fût venu de la
mou-
« íig. I, r k 4. 1. b PI, 48. fig. 8 Sc 9,