xxxviii PREFACE.
tems oìi l’immortel Colbert fit pour lesSciences ce que le Cardinal de Richelieu a-volt fait pour la Langue Françoise; ni destems plus récents , oh un Régent, à quitoutes les Sciences étoient fi familières & sichères, leur donnoit la protection la pluséclatante. Sans pourtant avoir à craindred’être soupçonnés de louer les tems présens,par des motifs indignes de quiconque aimele vrai, nous pouvons publier que jamais leMinistère ne fut plus favorable aux Sciencesqui font l’objet de l’Académie, qu’ill’est au-jourd’hui. Non-seulement il leur donnecet-te attention si fia te u se pour ceux qui les cul-tivent , il n’épargne même aucune des dépen-ses nécessaires à leurs progrès. Dans quellepartie du Monde ignore-t-on aujourd’huiles dépenses vraiment royales qui ont étéfaites pour mettre des Académiciens aussicourageux qu’habiles, en état de nous dé-couvrir la figure de la Terre? On fait déjàle succès complet qu’ont eu les travaux deCeux qui ont été dans le Nord, s’exposeraux horreurs d’un froid qu’on n’eûtpascrufoutenable à des hommes nés dans nos cli-mats tempérés. Les nouvelles que nous re-cevons du Perou, nous donnent lieu d’at-tendre d’aussi grands succès de la part desAcadémiciens, qui ayant été braver les ar-deurs de la zone torride, ont eu fous cettemême zone, à souffrir des froids aussi grandsque ceux de nos rudes hivers. II ne fautqu’entrer dans le Jardin du Roi , pour êtrefrappé de ce qui y a été fait pour la Bota-nique, depuis que le foin de ce Jardin a été
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