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pas avoir la même tolérance pour [es Catholi- tcq ues dans leurs Etats, que les Princes Catholi- ícques peuvent avoir pour les Protestans, parceque "les Princes Protestans 11e peuvent être aLlurez Ii:de la fidélité de leurs sujets Catholiques, à cause "qu’ils ont fait ferment de fidélité au Pape ennemi ,cjuré des Protcstans : mais il devoir aporter des "preuves de ce prétendu ferment de fidélité que lesCatholiques font au Pape contre les Princes. Vousavez Moniteur , une connoiísance parfaite de nôtrehistoire , ainli il íèroit inutile de vous marquer lesendroits où les Catholiques ont tenu le parti desRois contre les Papes. Personne n’ignore aujour-d’hui ce qui lé pâlie entre la France & la Cour deRome , & l’attache que le Clergé de France , té-moigne avoir pour les intérêts de fa Majesté. Ondoit juger des fentimens d’une Religion par l’ef-prit qui y régné ; or il est certain que les livrescomposez par ceux de la R. P. R. tendent, à di-minuer l’authorité abfoluë des Monarchies, & àétablir des Républiques. C’est ce qui fait que Cal-vin a osé dire que le meilleur gouvernement & Jeplus propre aux sujets est celui qui est entre lesmains de plusieurs. Jaques Roy de la grande Bre-tagne,, ctoit si fort persuadé de cette maxime desHuguenots de France , qu’il condamna dans faconférence de Homptomcour la Bible Angloife quia été faite à Genève par quelques Réfugiez Anglois.II n’y pouvoir souffrir de certaines Glosés qui n e-toient guéres favorables aux Monarchies. L’histoi-te de la consultation répondue par le Pape & parles Docteurs de Sorbonne, qui furent d’avis qu’oupouvoir en fureté de conscience fe défaite du feuRoy d’Anglcterre pour y rétablir la Religion Ca-tholique , à si peu d’aparencc de vérité , qu’ellene mérité pas dette réfutée. Audi votre Huguenotne yeuc-ii pas s’en rendre le garant. Il y a cuce*