6z Lettres chotfies
recevez-le Simbole des Apôtres , & ceîaî de samcAthanase. Je ne feray pas une chicane à vos pre-miers Réformateurs, pour n’avoir pas íçû que cesSimboles n’ont. point en éfet été compoíèz parceux dont-ils portent Jes noms. La vérité est, queCalvin ne se croïant pas assez apuïé dans les démê-lez qu’il eu tavec Servet&les autres Antitrinitairesen n'aïant recours qu’à l’Ecriture , jugea a pro-pos de se servir de ces Simboles que vous opo-sez auílì aux Sociniens tfaujourd'hui. Mais àmoins que vous ne vous rangiez entierement denôtre côté, vous avez mauvaise grâce d alléguercontre les Disciples de Server Sc de Socin ces deuxSimboles , les premiers Conciles Généraux 8i lesPeres de ces siécles-là. Aussi ces rusez Hérétiquesqui font opiniâtres Sc disiciles à contenter ,. íemoquent-ils de vous, quand vous les païez d’unemonnoïe qui ne peut avoir cours parmi vous.Croïez-moy, Monsieur , laissez vos Ministres prê-cher tout ce qui leur plaira, & venez avec nousà . la Messe. C’est le meilleur parti que vous puis-siez prendre, & pour ce monde Si pour P autre»nia lettre devoir nnir ici ; mais. étant de vos amis ,je vous donne un avis dont vous devez profiter,
J ay remarqué dans le dernier entretien que j’ayeu avec vous Si avec M. A. que vous louiez d unemaniéré outrée le livre dont il. est question. Cela .m'a fait soupçonner que vous pouriezbien y avoireu part, Sc ce qui me confirme dans cette pensée ,..c’est qu’il y est parlé de plusieurs faits fur lesquelsvous m’avez souvent questionné. Je souhaite detout mon coeur que ce soupçon soit faux , Si quele Libelle-soit entierement du *- Ministre à quion l’àtribuë. Dans 1 état où sont les afaires dupetit troupeau en France ,, vous êtes tres-mal avi-sez durriter les Puissances qui- ne manqueront poiaç;