du LïvAnt. Lettre ///.qu’il en fût sorti quelques vapeurs, puisqu'il eníort d 4 un fumier que sou remue ; que pour ceprétendu sang vermeil, il paroissoit encore sur lesmains du boucher, que ce if étoit qu'une bourbefort puante.
Après tous ces raisonnemens, on fut d'avis d'al-ler á la marine , brûler le cceúr du mort, qui mal-gré cette exécution fut moins docile , 5c fit plusde bruit qu 1 auparavant : on f accusa de battre lesgens la nuit, d'enfoncer les portes , 5c même lesterrasses ; de briser les fenêtres ; de déchirer leshabits; devuider les cruches 5c les bouteilles.C’étoit un mort bien altéré : je croîs qu’il n'épar-gna que la maison du Consul chez qui nous lo-gions. Cependant je n’ai rien vû de si pitoyableque fêtât où étoit cette Iíle : tout le monde avoirl’imagination renversée : les gens du meilleur es-prit paroisioient frappez comme les autres : c‘é-toit une véritable maladie du cerveau , auffi dan-gereuse que la manie 5c que la rage. On voyoitdes familles entières abandonner leurs maisons ,5c venir des extremitez de la ville porter leursgrabats à la place , pour y passer la nuit. Chacunse plaignoit de quelque nouvelle insulte : ce n’é-toit que gemiílemens à feutrée de la nuit; les plusícnfez se r enrôlent à la campagne.
Dans une prévention si générale , nous prîmesle parti de ne rien dire. Non seulement on nousauroît traitez de ridicules , mais dsinfidéles. Com-ment faire revenir tout un peuple ? Ceux qui cro-ioient dans leur ame que nous doutions de la vé-rité du fait, venoient à nous comme pour nousreprocher nôtre incrédulité, 5c prétendoient prou-ver qssil y avoir des VroHcolacas , par quelquesTome /. L