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y découvrit des mines d’argent ; on y voir encoreles restes des ateliers & des fourneaux où son tra-vailloit à ce métail ; mais on n’oferoit aujourd'huireprendre ces sortes de travaux fans la permissiondes Turcs ; & les Turcs fous prétexte que les ha-bitans de l’Iste en retireraient de gros profits , nemanqueraient pas de les accabler d’imposts. Lesgens du pays croyent que les principales minesfont du côté qui regarde Poloni , petit port del’Iste de Milo : ces Istes ne font éloignées que d*unmille de c?p en cap , comme parlent les Géogra-phes , mais le trajet est bien du double : Le Portde l’Argentiére est petit, & n’a pas assez de fondpour les gros bâti mens ; ils restent à la rade du aSttd-est à l’abri de l’Iste Polino, connue des Francsfous le nom de liste bridée.
Pline assure que b Cimole fe nommoît autrefoisl’Iste aux Viperes-,il faut que la race en soit étein-te , car on nous assura qu’on n'y en voyoit plus.Pinet traducteur de Pline , & quelques autresGéographes modernes ont crû que c’étoit liste deSicandro : pour moi je crois que Sicandro est uneIste imaginaire ; nous n’avons içû la trouver dansl'Archipel, ni même en apprendre aucune nou-velle.
Il n’y a qu'un méchant village dans l’Argentié-re, & liste qui est fort sèche & relevée de monta-gnes stériles , n’a que dix-huit milles de tour. Onn’y féme de Forge & du coton qu’aux environ duvillage : on y boit du vin de Milo & de Peau deciterne , car il n’y a point de fontaine en tout lepays , mais feulement quelques méchants puits :la vigne n’y fournit des raisins que pour manger ;a Sìroc.
b Cimolus qua: Echinufa. P lin. ibìd.