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fie la mer , à la vue de Thermie & de Serphopou-ia, méchant éciieil, où ces moines nourrissentfies chèvres §£ des cochons , fous la garde d'unCaloyer. Quoi qu’en grec vulgaire le mot Foula,lignifie petit, il n-y a pourtant aucune apparencea qu’Qvide & b Juvénal aycnt voulu parler de Ser-pho-poula fous le nom de Par va Seripbas ; car cetécueil, qui rfa pas un mille de tour , n'a jamaisété habité. c Origéne & ces autheurs ont appelleSerpho une petite Isle , pareeque effectivementperte Iste n’a que 3 6 . milles de circuit. C'est làpù Polydecte a régné , & où Pon voir encore cesEffroyables rochers , qui ont donné lieu à la fableste Perfée.
Tous les habitans de Piste font du rite grec : leÇadi est ambulant, de même que celui de Si-phantp. Le Vaivode de Serpho Turc de Négre-pont, à qui nous avions été recommandez parM r Guion 3 nous reçut assez bien > & nous invitaavec empressement à voir danser les Grecs à laMadona de U Mafferia, qui est la Chapelle la plus.propre de l'Iste. Il est vrai que les Grecs n'oncpas tpu'c à fait perdu cet esprit de plaisanterie, nif c génie de satyre qui brilloit chez leurs ancêtres ;ils font tous les jours des chansons fort spirituel-les , Sc il ify a point de postures dont ils ne fe fer-lent dans leur? danses. La Fête 110,us parut unpeu scandaleuse & encore plus ennuyeuse , parcequ’cllç dura toute la nuit : bien loin de soupirer,après les belles du pays 3 il nous tardoit de passerdans lTste de Thermie , qui ìfest qu’à 12. milles
? Te tamen ô parvac rector parvaquç Seripho. Juven.
Polydccta Seriphi. Ovid. Sat. 10.
>bid. c Minima & ignobiliffima
Ì fJt Gyar* clausus fcopulis insula. Orìg. ìbid.