d v Litant, Lèftre VI. zofde taille réelle. Les Corsaires François qui s‘yfont mariez , font exempts de capitation ; maisles Grecs leur font payer avec sévérité la tailleréelle des terres qu’ils possedent : il n 1 y a pas deplus rude pénitence pour un vieux pecheur quede fe marier cn Gréce ; ordinairement les femmesqu'ils épousent n’ont ni beaucoup de vertu, nibeaucoup de bien : cependant on ne voit que tropde malheureux prendre ce parti , malgré les ri-goureuses deffenfes d u Roy , qtti pour l'honneurde la nation a très sagement ordonné , que nulde ses sujets ne se maricroit en Levant, sans lapermission de son Ambassadeur , ou de quelqu'unde ses subdelcguez.
L’Iílc de Sìkìiio n'a point de port ; nous dé-barquâmes à San Bourgnias , méchante cale, doncFeutrée est au fud-fud-est, mais il faut tirer lescaïques à terre : on loge dans une chapelle assezpropre , supposé qu'on veuille s'épargner la peinede monter au bourg. Il n'y a point de Latins danâcette Iíle : le Cadi est ambulant : le Vaivode eítle plus souvent un Grec , ou un Franc qui vientdes Istes voisines : le a Consul de France étoit unMaltois, bon homme, & qui nous reçût fort bien,La recherche des plantes le ud-sijd-oueftnous arrêtèrent dans cette lile julques au 2. Octo-bre : nous y observâmes une espèce de b Mou-tarde fort jolie, qui íc conserve encore au JardinRoyal.
La racine de cette plante est longue de neufondix pouces , bla ncfie, épaisse de deux ou trois li-gnes , dure , tortue , d’un goût brûlant, accom-
3 Signer Franceíco. rum , flore purpurafeenfe,
b Sinapi Giaecum marin- Ccíroll. Inst. rei herb.17,mum , cenuiísimè lacinia-
Tom L
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